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De la recherche à l’impact : HealthyDiets4Africa accélère les innovations des systèmes alimentaires pour lutter contre la malnutrition

5 oct.
5 min de lecture

Mbé, Bouaké, Côte d’Ivoire — Plus de 40 chercheurs spécialistes des systèmes alimentaires et partenaires du projet, issus de 21 institutions d’Afrique et d’Europe, se sont réunis du 21 au 26 septembre 2026 à la station de recherche du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) à Mbé, à Bouaké, à l’occasion de la Réunion annuelle du consortium, de l’examen du projet et de la mission de suivi de HealthyDiets4Africa (HD4A). Après trois ans et demi de mise en œuvre, la réunion a été l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis et d’affiner les priorités, alors que le projet financé par l’UE entre dans la dernière phase de son cycle de mise en œuvre 2023-2028.

HD4A réunit un consortium de 21 institutions — 12 africaines et 9 européennes — dirigé par l’Université Justus Liebig de Giessen (JLU) et mis en œuvre dans huit pays africains : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Bénin, le Libéria, le Cameroun, le Kenya et l’Ouganda. Financé à hauteur de 10,8 millions d’euros au titre d’Horizon Europe, le projet vise à lutter contre la malnutrition en transformant la manière dont les aliments sont produits, transformés, commercialisés et consommés, afin de soutenir des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus nutritifs et plus durables. Ses travaux couvrent les chaînes de valeur des céréales, des légumineuses, des légumes, des fruits, du poisson et de l’élevage. 

 

Un bilan stratégique à un tournant décisif

Après trois ans et demi de mise en œuvre, HD4A passe de plus en plus du développement de la recherche et de l’innovation au déploiement, à l’entrepreneuriat et à la mise à l’échelle. Le projet a mis au point et identifié plusieurs ensembles d’innovations en faveur de régimes alimentaires sains pour ses laboratoires vivants, a formé des milliers de jeunes à la diversification des systèmes alimentaires — dont plus de 159 ont créé leur propre entreprise — et soutient la formation de plus de 40 étudiants en master et en doctorat. La réunion a rassemblé les responsables des lots de travail, les coordonnateurs des laboratoires vivants et les principales parties prenantes afin d’examiner les performances, d’identifier les lacunes restantes et d’accélérer la réalisation des objectifs du projet.

Pendant cinq jours, les responsables des lots de travail ont présenté les progrès réalisés dans l’ensemble des dix lots de travail, qui couvrent des domaines allant du suivi de la diversité alimentaire et des nouvelles variétés de cultures au potentiel nutritif des cultures sous-utilisées, à l’acceptation par les consommateurs et à l’innovation en matière de produits alimentaires. Les sessions par groupes thématiques et les sessions plénières ont abouti à une séance de synthèse le vendredi 25 septembre, qui a permis de dégager des recommandations et des priorités pour la phase finale de mise en œuvre. « Diversifier les chaînes alimentaires — aux niveaux de la production, de l’approvisionnement et de la consommation — améliorera la nutrition tout en garantissant la durabilité socioéconomique et environnementale », a déclaré Dr. Prem Bindraban, Directeur général adjoint d’AfricaRice.


De la recherche aux champs : le laboratoire vivant de Bouaké

Créé en 2023 par AfricaRice et ses partenaires à Bouaké, le laboratoire vivant de Côte d’Ivoire est axé sur la diversification des systèmes alimentaires et sur le renforcement des capacités des jeunes grâce à la formation en agrobusiness, au placement professionnel et à l’appui à l’entrepreneuriat. Les partenaires jouent des rôles complémentaires : le CERFAM travaille sur la politique nutritionnelle, la communication, la documentation et la promotion des bonnes pratiques ; l’ESST se concentre sur la nutrition en milieu de travail et la sensibilisation à des régimes alimentaires sains ; l’OIC-CI soutient les jeunes dans l’agrobusiness ; et AfricaRice pilote le développement, le test et le déploiement des innovations.

Consortium members from 21 institutions gather for a family photo at AfricaRice Mbé Research Station in Bouaké, marking the opening of the HD4A Annual Consortium Meeting, Project Review and Monitoring Mission. (Credit: AfricaRice)
Consortium members from 21 institutions gather for a family photo at AfricaRice Mbé Research Station in Bouaké, marking the opening of the HD4A Annual Consortium Meeting, Project Review and Monitoring Mission. (Credit: AfricaRice)

On Friday 25 September, participants visited AfricaRice’s integrated rice-based systems at Mbé, including rice-fish, rice-okra, rice-pepper, rice-soybean and rice–orange-fleshed sweet potato systems. The field demonstrations illustrated how diversification of rice-based production can combine multiple crops and enterprises within the same farming system, with observed positive land-use efficiencies, higher cost-benefit ratios and improved environmental sustainability. These systems provide practical pathways for linking agricultural diversification with food availability, income opportunities and healthier diets, and are being scaled in project target countries and beyond.

Participants also toured AfricaRice’s Grain Quality and Post-harvest Unit, the Monty Jones Rice Biodiversity Center for Africa and the Agronomy Laboratory. Together, these facilities underpin AfricaRice’s scientific contribution to HD4A through research and innovation on healthy rice, grain-quality analysis, processing, product diversification and diversified rice-based production systems. The visit highlighted how research infrastructure and scientific evidence can support the development, testing and deployment of nutrition-sensitive innovations for farmers, processors and consumers.


From policy to enterprise

On the first day in Abidjan, participants visited CERFAM (the Regional Center of Excellence Against Hunger and Malnutrition), a Government of Côte d’Ivoire–World Food Programme center that leads HD4A’s policy and communication work, including the mapping and monitoring of nutrition policies in the eight project countries. They also met ESST (Entreprise en Santé et Sécurité au Travail), which delivers nutrition education and awareness activities for communities and workers, trains company canteen managers, and co-developed a nutrition guide for workers with the National Nutrition Program (PNN).

HD4A partners view a GEM parboiled rice unit at OIC-CI (Opportunities Industrialization Center, Côte d’Ivoire), one of several youth agribusiness enterprises at the center. (Credit: AfricaRice)
HD4A partners view a GEM parboiled rice unit at OIC-CI (Opportunities Industrialization Center, Côte d’Ivoire), one of several youth agribusiness enterprises at the center. (Credit: AfricaRice)

On Wednesday 23 September, OIC-CI (Opportunities Industrialization Center Côte d’Ivoire) showcased HD4A’s youth-in-agribusiness component, which is implemented in Cameroon, Côte d’Ivoire, Kenya and Nigeria. OIC-CI’s demonstration units combine 20% theory with 80% hands-on practice in above-ground fish farming, soilless vegetable production, poultry and rabbit farming, insect rearing and rice parboiling. Since 2023, OIC-CI has trained 139 young people (100 men and 39 women) and supported them to gain employment or establish their own businesses. The results are tangible: OIC-CI beneficiaries have launched 50 healthy-food businesses, created 126 jobs, and produced about 697 metric tons of low-glycemic-index rice and vegetables as well as 17,350 poultry, fish and rabbits.

OIC-CI also demonstrated circular bioeconomy principles in practice. Rice processing produces low-glycemic-index rice for consumers; rice residues are used as livestock feed; livestock waste fertilizes crops; fish-farming water irrigates vegetable gardens; and agricultural waste is used to rear edible larvae of the African palm weevil (Rhynchophorus phoenicis). Beneficiaries are also reducing chemical inputs in favor of compost, with some reporting yield increases from about 1 to 2 tons per hectare.

Together, the visits demonstrated how HD4A connects research, policy, nutrition education, youth entrepreneurship and diversified production within a food-systems approach. As the project advances toward 2028, the priority will be to consolidate evidence from the living labs, strengthen collaboration across work packages, and move promising innovations from testing and demonstration toward wider uptake and scaling. The goal is to ensure that HD4A’s innovations and results are not only scientifically robust, but also practical, scalable and ready to inform enterprise development, policy and future investments in healthier and more sustainable food systems across Africa.

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